De l’alphabet protosinaïtique à l’alphabet protocananéen

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L’alphabet protosinaïtique est composé d’une trentaine de signes trouvé dans la région du Sinaï par les exploiter de gisements de turquoise. On daterait cette découverte sous la XIIe dynastie d’Égypte de 1991 à 1786 avant Jésus-Christ. Un alphabet directement héritier de ce système se nomme protocananéen. On le nomme également l’hébréocananéen. Il était utilisé à partir de – 1700 dans la région de Canaan.

Plusieurs items comme une dague ou un peigne ont été retrouvés dans la péninsule du Sinaï (territoire israelo-palestinien actuel), principalement dans les célèbres site comme Guézer, Lakish, Sichem ou encore Beth Shémesh. Malheureusement, beaucoup de documents archéologiques ont été abîmés ou ont disparus.

On suppose que le proto-sinaïtique est une étape intermédiaire entre les hiéroglyphes égyptiens et l’alphabet phénicien. L’écriture proto-cananéenne aurait alors évolué vers le phénicien proprement dit vers 1100 avant notre ère.

Caractéristiques de l’alphabet protosinaïque

  • Uniconsonantique: seules les consonnes de la langue à transcrire sont notées. Contrairement à l’écriture égyptienne.
  • Acrophonique: permet de noter le nom des lettres avec le premier son d’un object simple et connu de tous. (ex: M comme Maison).
  • Multidirectionnel: les lettres se lisaient dans plusieurs directions au fil des siècles. Verticales, de gauche à droite, de droite à gauche ou boustrophédon.
  • Observé sur les objets de -1800 à -1500.

Caractéristiques de l’alphabet protocananéen

  • Au début, le protocananéen disposait de 27 signes (parfois 29). Aux derniers siècles de son usage, il n’en comportait que 22, comme le nombre de lettres de l’hébreu.
  • Les bases de l’alphabet sont les mêmes que le protosinaïque
  • Observé dans les documents datant de -1500 à -1200.

Sources:

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Jenny Adama

Passionnée par les origines des langues et des traditions, Jenny Solmy explore depuis plusieurs années les lettres hébraïques, les langues sémitiques et les textes fondateurs. À travers Projet Origine, elle partage ses recherches, anime des ateliers, publie des analyses et échange avec des chercheurs afin de faire découvrir la richesse des sources anciennes à un large public.